Live report du 11/02/2018

Par Nemesis/LuxMosh

Lieu :  L'Entrepôt (Arlon - BE)

Groupes :

- Art of Deception : https://www.facebook.com/ArtofDeceptionofficial/

- Exarsis : https://www.facebook.com/exarsis/

- Terrorizer : https://www.facebook.com/terrorizerofficial/

- NILE : https://www.facebook.com/nilecatacombs

Ce n'était pas la première fois que j'assistais aux concerts de cette salle qui nous régalent généralement avec de très bonnes affiches. Petite salle avec beaucoup de promiscuité qui laisse présager une très bonne ambiance dès le début. Commençait alors le groupe Art of Deception, groupe de melodic death metal tout droit venu de Norvège. Groupe formé en 2012 avec à son actif un album "Shattered Delusions" sorti en 2016, mais avant cela deux singles et un EP sont sortis dont le tout premier paru un an après leur formation, "Kraken's Awakening". Chansons que l'on peut retrouver sur leur album. En concert ce n'est pas mal du tout mais j'ai eu l'impression que le son n'était pas au mieux pour ce groupe. Après une réécoute à la maison je dois avouer qu'ils nous offrent une bonne claque. Des riffs bien accrocheurs et techniques avec quelques passages lents et solos bien efficaces. Malgré cela le public restait un peu statique, cela va sans dire que c'est toujours un peu délicat pour le premier groupe de jouer. Environ trois mètres séparaient le public de la scène et malgré tous leurs efforts pour s'en rapprocher, il n'y avait au final que deux ou trois personnes pour pouvoir bouger devant eux lorsque l'un des musiciens se donnait la peine de descendre de scène pour tenter des rapprochements. Cela est bien dommage car c'est un groupe assez prometteur dans leur style.

S'en suivait le groupe Exarsis, groupe de thrash metal venu d'Athènes et formé en 2009. Je ne suis pas très fan du thrash metal en général ; ce que je n'apprécie pas ce sont les cris aigus poussés par les chanteurs, mais celui-là étrangement ne m'a pas trop gêné car il a des influences heavy vocalement. Au niveau de la technique instrumentale il n'y a rien à redire, ils savent très bien gérer leurs instruments et sont très carrés au niveau de leur performance, par contre j'ai trouvé que les riffs étaient toujours les mêmes. Le bassiste Chris Poulos n'hésitait pas à descendre dans le circle pit pour se rapprocher de son public et créer une envie de se bouger sur leur musique, et commençait à bien chauffer la salle.

Puis venait le tour de Terrorizer, qui nous vient, quant à lui, des États-Unis au même titre que Nile. C'est un groupe de grind/death metal formé en 1987 avec à sa tête un line-up assez impressionnant : Pete Sandoval, ex-batteur de Morbid Angel, et Lee Harrisson (guitare), entre autre ex-Obituary et Malevolent Creation. Que dire sur ce groupe ? Il offrait une bonne brutalité aux niveaux musical et vocal, le public en redemandait, quelques moshpits auxquels s'en suivait une bonne ambiance générale. Mais hélas mon point de vue personnel : je n'ai pas du tout accroché ! Bien que la technique soit de très haut niveau, par rapport à eux on peut dire que Cannibal Corpse c'est du mélodique. Peut être faut-il un peu plus de temps de découverte ? En tout cas j'attendais Nile avec impatience !

Nile, groupe de brutal death qu'on ne présente plus, il a su se créer son univers par la mythologie égyptienne. Ce qui est sûr c'est que ce groupe a su se démarquer de tous car on reconnaît directement leur univers dès que les premiers riffs de "Ramses Bringer of War" et "Sacrifice Unto Sebek" se font ressentir. Le départ en février 2017 de Dallas Toler-Wade donnant vie à un peu de scepticisme, les quelques doutes n'ont pas persisté longtemps. Son successeur, Brian Kingsland, membre d'Enthean, a su se faire remarquer et briller en tant que nouveau leader au micro avec une présence imposante. Set plus long que la durée prévue et ce n’est pas pour déplaire. La setlist nous réservait les grands classiques comme "Kafir!", "Sarcophagus" et "Blacks Seeds of Vengeance", ainsi que quelques raretés. De l'autre côté il est à déplorer que le public restait assez immobile au début du concert et il a fallu attendre jusqu'à la deuxième moitié du set avant de les voir entamer les moshpits. Enfin, du fait que le concert avait lieu un dimanche soir, le guitariste fondateur Karl Sanders cherchait souvent l'interaction avec les fans pour leur sortir un "Fuck our jobs", slogan que le public n'arrêtait pas de répéter le long de la soirée. Les musiciens sont très proches de leur public et n'hésitent pas à le faire savoir.

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