Tambours du Bronx, Weapons of massive percussion, chronique, La Légion Underground webzine

Vanessa

02/12/2018

Tracklist :

1. Delirium demain

2. Desert night road

3. Never dead

4. Jour de colère

5. Le mal

6. Dunes of ashes

7. Mirage éternel

8. Tainted with anger

9. Noir

10. Wolf smile back

11. Pray

12. Le festin (feat. Renato Di Folco)

13. Shaking heat

14. Divine disease

15. The day is my enemy (feat. Apolline Magnet)

16. New day

17. The seven organs of revelation

18. Requiem pour un con

19. Nos blessures

20. L'un des nôtres

Les Tambours du Bronx mènent une très belle carrière éclectique depuis environ 30 ans, qui continue cette année avec la sortie le 19 octobre 2018 chez At(h)ome de leur  8ème album studio "Weapons of mass percussion" qui résonne déjà comme un bon slogan en soi pour décrire leur musique, associé à des sonorités metal indus, jonglant entre français et anglais.

Outre les nombreux fûts, des membres sont passés à la basse et aux guitares, mais ils se sont aussi associés du beau monde avec la présence de Franky Costanza (ex-Dagoba, Blazing War Machine) à la batterie, Stéphane Buriez (Loudblast, Sinsaenum) et Reuno Wangermez (Lofofora) au chant, et Arco Trauma (Chrysalide, Sonic Area) au clavier.

 

"Delirium demain" ouvre la marche et nous fait penser à du Sepultura façon "Roots bloody roots" et un chant qui me fait penser, côté texte également, un peu à Cobalt 60.

"Jour de colère" pourrait être l’hymne des manifestations et l’écouter en ce moment a d’autant plus de sens en toile de fond, on sent la révolte dans ce texte.

"Mirage éternel" se dote d’une ambiance un peu orientale, discrète mais perceptible, qui ajoute encore une dose d’originalité au groupe qui nous a montré que tout est possible avec eux.

Sur "Noir", le morceau associe cette (non) couleur à tout ce qui l’est, tangible ou intangible, tout ce qui peut venir en tête quand on donne ce mot.

Renato Di Folco, chanteur de Flayed et Trepalium, vient s’associer à cette joyeuse bande sur "Le festin" qui résume bien la situation mondiale qui s’accentuera au fil du temps avec la phrase "y’en a pas pour tout le monde, les stocks sont limités, avant le séisme et la bombe, c’est le moment  d’en profiter".

Accompagné d’Apolline Magnet de Plastic Age, le groupe reprend "The day is my enemy" de The Prodidgy le plus fidèlement possible, avec leur touche perso, franchement génial !

Autre reprise : "Requiem pour un con" de Gainsbourg, alors là j’ai été bluffée par leur version, la TDB touch apporte une amplification au morceau, une forme inattendue, chapeau les gars !

"L’un des nôtres" arrive pour clore cet opus, la boucle est bouclée, on retrouve un titre dans la veine de "Delirium demain"

 

On a aussi droit à des interludes de samples : "Desert night road", "Dunes of ashes", "Wolf smile back", "Shaking heat", "The seven organs of revelation" et "Nos blessures" qui sont par contre dispensables.

 

Cette association de fûts, de metal indus bien couillu, de reprises bien maîtrisées, de guests de prestige donne un album phénoménal, un monstre de rythmiques variées qui s’unissent parfaitement sans empiéter sur l’espace de l’autre, 20 titres de « massive percussion ». A découvrir également en live pour une immersion totale.

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