Live report du 09/02/2020

Par Déborah

Lieu : La Laiterie (Strasbourg)

Groupes : 

- Maraton : https://www.facebook.com/maratonband/

- Klone : https://www.facebook.com/KLONEBAND/

- Leprous : https://www.facebook.com/leprousband/

L'avis de tempête sur la région n'a pas empêché le public de se déplacer en nombre à La Laiterie à Strasbourg ce dimanche 9 février pour Leprous, Klone et Maraton . La salle n'affichait certes pas complet, mais cela devait s'en approcher.

Ce sont les Norvégiens de Maraton qui ont ouvert les hostilités. Annoncé comme du pop/rock progressif, le groupe propose en live une musique plus puissante que sur leur album. L'entrée du chanteur sur la chanson "Prime" en courant et jetant ses chaussures sur scène donne le ton, de la pop peut-être, mais pas question de s'ennuyer !

Le show dynamique est porté par le chanteur qui utilise tout l'espace scénique et interagit avec les musiciens et le public. Les morceaux se font de plus en plus percutants et les têtes se mettent à bouger en même temps que la salle se remplit. Plusieurs passages font penser à du Muse, groupe cité comme influence par Maraton.

Le chanteur s'adresse au public de l'avant de la scène sans micro pour parler brièvement du premier album "Meta" sorti en avril 2019, cinq des six chansons jouées en étant extraites.

Leur set se termine sur "Spectral Friends", mêlant des passages calmes et entraînants à des passages plus rock.

 

Au tour de Klone de monter sur scène, plus d'une demi-heure avant l'horaire annoncé sur le net. Changement de style avec les nationaux de la soirée, déjà passés dans cette même salle en octobre, avec le metal progressif et atmosphérique dont ils ont le secret. Le titre de leur dernier album, "Le grand voyage", est au regard du moment que nous allons vivre. Le fond de scène reprend l'artwork de l'album : un soleil entouré de deux tourbillons nuageux animés pour l'occasion. Simple, mais bougrement efficace et accompagnant parfaitement la musique subtile de Klone.

Le set débute en douceur avec la chanson "Yonder" sur laquelle on ne peut s’empêcher de souligner la beauté et la justesse de la voix du chanteur, une belle entrée en la matière. Klone nous transporte dans son univers entraînant et envoûtant.  Puis le rythme s'accélère et les morceaux s'enchaînent avec des passages tantôt planants, tantôt plus énergiques. Les musiciens semblent vivre leur musique, et particulièrement l'un des guitaristes qui bougent énormément même pendant les passages les plus calmes. 

Le son est excellent et la prestation ultra maîtrisée, le public est rapidement conquis, se laisse transporter dans ces mélanges d'émotions et les applaudissements sont nourris. Une chose est sûre, Klone ne laisse pas indifférent.

L'ambiance est conservée entre chaque morceaux avec une seule et brève adresse au public "merci Strasbourg pour votre accueil". Puis le set se termine, le groupe salue et s'en va sans un mot, le voyage est terminé.

 

Les groupes s'enchaînent rapidement ce soir et c'est à 20h30 que les tant attendus Norvégiens de Leprous entrent sur scène tout en douceur, avec les premières notes de "Below", ouvrant l'album "Pitfalls". Le refrain met d'emblée en avant l'incroyable talent vocal d'Einar Solberg, tout en puissance et en maîtrise.

Avec "I lose hope", les nombreuses variations vocales sont impressionnantes. Le talent des autres musiciens n'est cependant pas en reste, les guitaristes et le bassiste se retrouvant régulièrement à faire les chœurs ou aux claviers, en enchaînant parfois dans le même morceau différents instruments et des changements de guitares.

Le concert se poursuit avec deux extraits de l'album "Malina" : "Illuminate" et, après un passage au violoncelle, "From The Flame", où le public accompagne le chanteur sur le refrain. Puis s'enchaînent "Observe The Train" et "Alleviate" avant un moment plus intimiste et émouvant sur la chanson "The Cloak" qui débute par un passage au violoncelle où seul un projecteur blanc éclaire à contre-jour le musicien.

 La reprise de Massive Attack, "Angel", est ensuite jouée, le son est plus lourd et le rythme assez lent, l'habillage de scène est très sobre avec une lumière bleutée et une image de fond presque statique qui permet de se laisser emporter par ces sonorités.

Le chanteur s'adresse enfin au public en expliquant qu'il envisageait de parler davantage mais qu'il ne l'a visiblement pas fait, et demande si l'on préfère qu'il parle ou qu'il chante. Le réponse se fait à peine attendre, les musiciens sont accordés et débutent "The Price" de l'album "The Congregation", puis "Stuck", plus énergique. Retour au calme avec "At The Bottom" suivi de "Distant Bells", où l'on se laisse porter par la douceur d'une voix aérienne. Le chanteur remercie ensuite brièvement l'assistance avant de quitter la scène avec les musiciens. Seul le violoncelliste reste sur scène et joue un morceau en enregistrant en direct chaque partie et en superposant les mélodies. Le groupe revient ensuite au grand plaisir du public pour jouer "Bonneville" et terminer en beauté avec "The sky is red". Le dernier album "Pitfalls" a presque été intégralement joué.

Les projections en fond de scène sont très travaillées. Entre des éléments graphiques et des liens avec les clips (une porte pour "Below", une femme qui danse pour "The Price", des extraits d'"Alleviate"...), les images accompagnent parfaitement la musique et contribuent à nous entraîner dans cet univers sublime que nous propose Leprous.

 

Pour résumer cette soirée, outre la belle découverte du groupe Maraton, Klone nous a fait voyager dans son univers et Leprous nous a emmené par delà les galaxies pour vivre un moment hors du temps et riche en émotions.

© 2015 by Vanessa of La Légion Underground. Proudly created with Wix.com

Toute reproduction du contenu de ce site (publications, logo) est interdite.