Live report du 10-11-12 août 2017

Par Manon

Lieu : Party San Festival (Schlotheim, Allemagne)

Thursday 10.08.17: Party San Festival, Schlotheim, Jour 1:
 
Il est 15h00, et après plusieurs heures de route, nous arrivons enfin sur l’ancien Aérodrome d’Obermheler-Schlotheim, uniquement dédié à ce jour, à l’organisation et au déroulement du Party San Festival. Les festivaliers sont déjà installés de parts et d’autres des pistes de décollage (et d’atterrissage par la même occasion), et l’accueil se fait plutôt chaleureux. Avantage de ce lieu singulier : pas de sensation d’oppression de par l’immensité du site, qui, pour le coup peut s’avérer être aussi un inconvénient pour nos amis peu enclins à la randonnée, ou étreignant pour la première fois leurs belles rangers toutes neuves au cuir absolument pas cassé. Notons également que le festival reste à taille humaine (entre 10 000 et 15 000 personnes). S’en suit donc une circulation fluide sur le site, une attente tout à fait correcte sur les stands de merchandising ainsi que sur les différents points de restauration…Bref, il est maintenant 16h15 et toutes les conditions semblent réunies pour que je passe un bon festival. Alors ne tardons pas, l’appel du son ne se fait plus attendre….
 
AZARATH (Death/Black, Pologne) : Le groupe a déjà entamé sa prestation depuis quelques minutes lorsque nous arrivons devant la scène. J’avoue que j’attendais beaucoup de ce groupe tant leurs albums sont de très bonne qualité et au final, mon ressenti est mitigé... Je suis finalement partagée entre la déception et l’indifférence.  Je pense tout simplement que faire jouer un groupe tel qu’Azarath en "quasi" ouverture de festival, et qui plus est, à l’heure à laquelle nos anciens regardent la énième diffusion de Derrick (pour rester dans l'esprit de nos hôtes teutons), n’est pas un choix judicieux selon moi. Le public semblait assez passif et dispersé (dans tous les sens du terme). Leur prestation loin d’être mauvaise, aurait valu d’être programmée en début de soirée, moment où les hostilités commencent sévèrement à s’installer.  En définitive, mauvais concours de circonstances pour eux, mais un groupe qui attire toutefois ma curiosité et que j’espère revoir une prochaine fois dans des conditions plus optimales.
 
PIGHEAD (Brutal Death, Allemagne) : Nous profitons de l’entre-deux concerts pour quitter la Mainstage et visiter le reste du site. Finalement c’est sous la Tentstage que nous nous arrêtons, attirées par un public en délire et un son bien percutant. Nous découvrons alors le groupe de Brutal Death allemand "Pighead". Malgré son nom et son origine, ce groupe ne fait pas dans la charcuterie fine, de telle façon que nous nous retrouvons finalement happées par une déferlante de sonorités endiablées. Et c’est précisément à ce moment-là que nous sommes vraiment rentrées en immersion dans l’ambiance du festival.  Un très bon moment passé devant ce concert, dont je ne suis toujours pas rassasiée…
 
GOD DETHRONED (Death metal, Pays-Bas): Retour sur la Mainstage avec God Dethroned. Un public assez hermétique, un concert pas inintéressant mais rien de bien transcendant non plus… Au final, un peu déçue de la prestation du groupe qui pour moi, vaut mieux que ça.  Il n’y a pas grand-chose à ajouter de plus si ce n’est que je les attendrai au tournant la prochaine fois. Alors, à charge de revanche les mecs !
 
DARKENED NOCTURN SLAUHTERCULT (Black metal, Allemagne) : Il est 20h30, le concert ne commence que dans dix minutes mais nous sommes déjà en train de nous impatienter devant la scène...  Pour contextualiser un peu les choses, vous prenez une bonne dose d’ambiance malsaine ajoutée à des sonorités graves et violentes, le tout emmené par une chanteuse et bassiste également (Quoi ??????? Une chanteuse sur du black metal (???) et vous obtenez Darkened Nocturn Slaughtercult.  Autant dire que ce savant mélange d’éléments macabres s’est avéré être à la hauteur de mes espérances avec un show parfaitement bien orchestré où l’atmosphère aussi ensorcelante qu’oppressante ne s’est pas du tout essoufflée à mesure que le concert avançait. Les morceaux s’enchaînent, le public reste en haleine et se montre subjugué par les performances vocale et scénique totalement ahurissantes de la chanteuse. En résumé : un jeu de scène bien ficelé et un show parfaitement bien exécuté, le tout mené par une chanteuse qui met réellement le groupe en lumière; bref, on en redemande encore….  
 
URFAUST (Black metal atmosphérique, Pays-Bas) : C’est désormais au tour de Urfaust de se mettre en place et de nous ramener la belle averse qui va avec. Le concert commence et là, c’est la douche froide (sans mauvais jeu de mots). Bon, je sais bien qu’on n’est pas censés se mettre à danser la lambada sur du Urfaust, mais moi qui m’attendais à être transportée dans une autre dimension au gré de l’atmosphère planante qui caractérise bien l’identité musicale du groupe, je me suis sentie comprimée dans une ambiance ultra dépressive de par la monotonie du concert (sans relief à mon goût) et de par le temps vraiment maussade. Ma patience et ma déception auront eu raison de moi puisque je n’ai pas regardé le concert dans son intégralité…
 
ABBATH (Black metal, Norvège) : Nous n'avons pas pu aller le voir mais avec la pluie battante et l'herbe mouillée, fort à parier que ça risquait de tomber à plat. Non non, pas musicalement bien sûr ! Plutôt à plat ventre.  
 
En définitive, une première journée assez contrastée. Quelques bonnes surprises, mais aussi plusieurs déceptions notamment dues aux mauvaises conditions climatiques pour certains et à une mauvaise programmation dans le running order pour d’autres.  
 
 
Friday 11.08.17: Party San Festival, Schlotheim, Jour 2 :
 
A peine le temps de faire sécher les chaussettes encore toutes mouillées de la veille que nous sommes déjà en route pour une journée riche en chevelus, poilus dégoulinants de sueur...euh non pardon riche en musiques extrêmes !
 
DEMOLITION HAMMER (Thrash metal, États-Unis) : 13h30. Nous arrivons devant la Mainstage pour le très attendu concert de Demolition Hammer. Le public est présent et l’ambiance semble déjà survoltée avant-même que le groupe ne fasse son arrivée sur scène. Les premières notes retentissent et le public s’enflamme directement à coups de headbangs. Le groupe enchaîne les morceaux avec beaucoup d’entrain et avec une énergie communicative. Premier concert de la journée, et première belle claque (en dehors de celle que j’ai dû me mettre ce matin pour émerger) sur un concert que je venais voir à la base un peu par curiosité. En quelques mots, un groupe que je retournerai voir avec grand plaisir.  
 
VITAL REMAINS (Death metal, États-Unis) : A peine le temps d’avaler mes céréales (malt, orge et houblon), que la journée s’enchaîne avec les américains de Vital Remains. Le groupe n’ayant pas sorti d’album studio depuis maintenant dix ans, c’est avec beaucoup d’impatience et d’excitation que nous attendons ce concert dont on espèrera "mosher" sur les meilleurs morceaux. Et c’est en puissance que le groupe déballe sur scène l’artillerie lourde, nous offrant un set plein d’ardeur et de férocité. Le public déchainé semble conquis à l’unanimité.  En outre, une belle performance qui mérite d’être soulignée et qui me conforte dans l’idée que cette deuxième journée de festival s’annonce sous les meilleurs hospices.  
 
UADA (Black metal, États-Unis) : 16h30 déjà et nous poursuivons notre excursion aux États-Unis avec les américains de Uada venus tout droit de Portland pour nous offrir un show unique à l’occasion de leur tournée européenne. Je ne vous cache qu’il s’agit là d’un des groupes que j’avais le plus envie de voir lors du festival, non sans une certaine appréhension, dans la mesure où certains groupes de black metal aujourd’hui nous offrent des shows qui manquent à mon goût d’originalité et de relief.  Le groupe arrive donc, et enchaîne un à un les titres de son dernier album "Devoid of light". Succès amplement mérité avec une prestation dynamique et bien rodée. Les morceaux se succèdent et le groupe continue de tenir le public en haleine avec une performance dont l’intensité ne faiblit pas.  Pas de surprise du point de vue de la mise en scène et des tenues, mais un concert qui tient très largement la route et un groupe qui, selon moi, a bel et bien sa place sur la "nouvelle scène" black metal.
 
MOONSORROW (Folk/Pagan/Black Metal, Finlande) : Cap maintenant sur la Scandinavie avec le célèbre groupe de pagan/folk Moonsorrow. C’est avec un genre musical tout à fait différent de ce que l’on a pu entendre avant, que la journée se prolonge. Certains y verront peut-être un choix incohérent dans la programmation du Party San, d’autres y verront peut-être un intermède musical un peu plus léger et folklorique…. Pour ma part, je trouve assez audacieuse l’idée du Party San d’inviter un groupe pagan/folk tous les ans, dans la mesure où ça laisse un peu "respirer" la programmation.  Après avoir vu Moonsorrow plusieurs fois en live, j’étais tout à fait persuadée que je ne serai pas déçue et au final, force est d’admettre que le groupe n’était pas au meilleur de sa forme. Le show manquait véritablement d’énergie et de conviction. Petite déception sur ce concert car je m’attendais à mieux que ce qu’ils nous ont donné là…  
 
NILE (Brutal Death/Death Technique, Etats-Unis) : Retour aux Etats-Unis dès à présent (on avait presque eu le mal du pays). C’est donc avec Nile et un public chaud bouillant, que les hostilités reprennent du service. A peine les guitares entonnent-t-elles les premières notes que la foule rentre d’ores et déjà en délire, emportée par la vivacité du son et par l’enthousiasme qui émane du groupe sur scène. Ce concert n’a fait que confirmer que Nile était non seulement un groupe de studio, mais aussi (et c’est assez rare pour le souligner), un groupe de scène.  Pour ma part, j’ai été frappée par la complicité entre les musiciens et par l’aura de cette formation musicale. Leur live est rempli d’authenticité et de spontanéité. On sent pertinemment que les mecs se font plaisir lorsqu’ils jouent, et c’est avec générosité et entrain qu’ils nous offrent un concert digne de ce nom. Un petit bémol cependant sur la qualité du son, que je n’ai pas trouvée satisfaisante. Le Party San nous a habitués à mieux en termes de qualité sonore. Dommage car le show de Nile aurait pu frôler la perfection.  
 
DEW-SCENTED (Thrash/Death metal, Allemagne) : Certains seront peut-être déçus mais j’ai préféré esquiver le concert de Candlemass au profit de celui de Dew-Scented. Nous nous sommes dirigées vers la Tentstage lors de l’entre-deux concerts et nous avons été complètement absorbées par le concert de Dew-Scented. Encore une belle découverte pour nous puisqu’il s’agit d’un groupe que nous ne connaissions pas du tout. Très belle performance scénique et surtout, un punch de dingue qui s’est ressenti sur le public de façon flagrante. Un groupe local de bonne facture dont on entendra sûrement parler à l’avenir.  
 
AUTOPSY (Death metal, Etats-Unis) : C’est maintenant avec l’excellent groupe de death metal américain Autopsy que nous clôturons cette deuxième journée de festival. En toute honnêteté, Autopsy était un groupe que je ne connaissais uniquement que de nom et surtout de renom. Faisant peu d’apparitions scéniques à ce jour, le groupe était très attendu du public. C’est donc avec une immense curiosité et surtout avec une bonne dose d’impatience que nous attendons le début du concert. Le groupe se met en place, nous sommes au premier rang et là… les notes résonnent avec un son frôlant la perfection… Force est de constater qu’il est rare d’avoir un son aussi "optimal" sur un festival. La puissance du concert était réellement poignante et j’irais même jusqu’à dire que le concert était trop court à mon goût. Autopsy restera un des meilleurs concerts de cette édition 2017 du Party San. En quelques mots : un set de qualité et une prestation mémorable.  
 
Pour cette deuxième journée de festival, mon avis est beaucoup moins mitigé que pour la journée précédente. Le temps étant plus clément que la veille au soir, les spectateurs étaient donc dans de meilleures dispositions pour apprécier les concerts, et l’énergie qui en découlait était bien plus palpable. Ajoutons à cela, la présence de groupes de qualité avec des concerts détonants, ce qui ponctue alors cette journée de manière tout à fait positive.  
 
 
Saturday 12.08.17: Party San Festival, Schlotheim, Jour 3:
 
Troisième jour. Mes chaussettes ne sont toujours pas sèches. Je me résous donc à sortir ma dernière paire propre, celle que je destinais au trajet du retour car j’ai horreur que mes chaussures fassent "floc-floc" et des bulles à chaque fois que je passe une vitesse. Blague à part, encore une grosse journée qui se profile avec un temps un peu moins maussade que les jours précédents.  
 
MERCILESS (Death/Thrash metal, Suède) : On démarre cette troisième et dernière journée en compagnie des Suédois de Merciless. Encore une fois, il s’agit d’un groupe dont j’ai eu de bons échos ; chose suffisante pour attirer ma curiosité et m’entrainer au pied de la scène. Bon, au final, j’ai vite déchanté face à la monotonie du concert. Je vais être un petit peu radicale dans mes propos mais j’irais presque jusqu’à dire que le groupe est totalement passé à côté de sa performance… Leur jeu manquait cruellement de profondeur et de conviction. Les membres semblaient complètement absents. Bref, un ensemble de circonstances négatives qui s’est fait ressentir sur un public totalement apathique. Pas la peine d’en dire plus je crois…  
 
INQUISITION (Black metal, États-Unis) : Nous enchainons cette journée en décidant tout bonnement de nous poser devant le concert d’Inquisition dont la réputation n’est plus à prouver. C’est avec une parfaite aisance que le groupe entonne d’une part ses morceaux les plus connus, et d’autre part plusieurs titres de son dernier album. Inquisition c’est un peu comme une machine de guerre bien huilée qui pulvérise tout sur son passage... Une fois de plus les mecs restent fidèles à eux-mêmes et je ne suis absolument pas déçue de leur performance live. Rappelons d’ailleurs qu’ils ne sont que deux sur scène et qu’ils arrivent tout de même à nous faire rêver avec un show parfaitement bien exécuté autant sonoriquement (ça se dit ça ??) que visuellement. De vous à moi, je pense même que si Dagon chantait sans sa guitare ce serait toujours bien. Ouais bon, non, oubliez ce que je viens de dire parce que vous allez vraiment finir par croire que je ne suis plus du tout objective quand il s’agit d’Inquisition… Je vous laisserai vous faire votre propre idée car je vous vois déjà en train de checker sur le net les prochaines dates du groupe, tellement j’ai réussi à vous corrompre….
 
INSOMNIUM (Death metal mélodique, Finlande) : C’est maintenant au tour du groupe finlandais de Death mélodique Insomnium de prendre place. Et là, quand je regarde le running order du festival dans son ensemble, j’ai un petit peur de ce qui va suivre. Encore une fois, ceci n’est que mon avis et vous ne le partagerez peut-être pas, mais je ne comprends toujours pas pourquoi Insomnium a été programmé dans ce festival. Je respecte entièrement ce que font les mecs, mais soyons objectifs ; le public présent au Party San n’est pas spécialement friand de death mélodique et aucun autre groupe du genre n’a été programmé. Je trouve ce choix peu cohérent avec le reste de la programmation et je ne suis pas persuadée que ce soit très valorisant pour le groupe de jouer dans ce genre de festivals. J’ai quand même pris la peine de regarder le concert et de rester jusqu’à la fin. Et en toute objectivité, j’aurais tendance à dire que le concert n’était pas mauvais (avec un set bien maitrisé notamment). Mais justement, tout était tellement bien orchestré qu’il n’y avait aucun laissé aller, aucune initiative de la part du groupe. Les moindres faits et gestes étaient calculés depuis le départ. Et puis excusez-moi mais sortir de scène à la fin de chaque morceau pour revenir trente secondes plus tard, c’est vraiment surfait et totalement kitch. Ce manque total de spontanéité a été à mon sens, le plus gros point noir de ce concert….
 
KRATER (Black metal, Allemagne) : C’est maintenant sous la Tentstage que nous nous dirigeons afin d’assister au concert de Krater. Nous observons le concert aux premières loges et à mesure que le groupe exécute sa performance, il ne fait que confirmer qu’il aurait amplement mérité sa place sur la Mainstage. Somme toute, Krater fait désormais partie de ces groupes émergents de la "nouvelle scène" black metal (au même titre que des groupes tels que Batushka, Nordjevel, Uada…). Ainsi, c’est tout en puissance que le concert commence, ce qui permet d’emblée au spectateur de rentrer dans le vif du sujet. Le groupe a alors, cette capacité à captiver le public du début à la fin sans jamais faire retomber la pression. Les membres de Krater ont tous une réelle présence scénique. Le public semble conquis et tout laisse à penser qu’à aucun moment le spectateur ne semble s’être ennuyé. Pour ma part, j’ai été véritablement subjuguée par ce concert qui m’a fait perdre la notion du temps pendant une petite heure. Fort à parier que le potentiel de Krater en termes de qualité musicale et scénique n’est désormais plus à prouver.  
 
POSSESSED (Death/Thrash metal, États-Unis) : Pour sûr, la venue de Possessed au Party San festival était très attendue du public quand je constate la ferveur qui fait rage autour de moi. Et c’est avec la sublime introduction de leur album "Beyond the Gates" que Possessed ouvre le bal. Tout en maîtrise, le groupe déploie en majorité une sélection de titres de leurs albums "Seven Churches" et
"Beyond the Gates". L’énergie est omniprésente, et c’est avec un son d’une incroyable justesse que les spectateurs se laissent exalter par le show. L’immersion est totale, et le machiavélisme du show atteint son apogée au moment où Possessed nous entonne une  transition luciférienne avec la musique du film « L’Exorciste ». Malheureusement, cela nous amène rapidement à la fin du concert, trop court à mon sens. Il n’en faudra pas plus pour nous convaincre qu’un groupe aussi emblématique que "Possessed" n’est à manquer sous aucun prétexte.  
 
MARDUK (Black metal/Suède): Direction la Suède avec le mythique groupe de black metal suédois, Marduk. Bien que le génie du groupe ne soit plus à prouver, j’avoue que c’est tout de même avec une petite réticence que nous attendons le début du concert. Ayant déjà assisté à un concert de Marduk il y a peu, nous avions été fortement déçues par la prestation assez fébrile du groupe.  A peine le son des guitares résonne-t-il comme une puissante déflagration que le public se retrouve immédiatement submergé d’une incroyable énergie. Je tire mon chapeau aux ingés sons qui ont fait un excellent travail sur une très large partie du festival, et surtout lors du concert de Marduk qui a eu un son absolument irréprochable lors de son passage. Il est rare de pouvoir distinguer toutes les sonorités lors d’un concert de métal en festival. Cette fois-ci, la qualité du son était tellement exceptionnelle, que l’on a clairement eu l’impression d’écouter un enregistrement studio. D’autre part, contrairement aux précédentes fois, Marduk nous a présenté un set riche et varié. Nous avons eu droit à ce qu’on pourrait appeler un "best of" de leurs meilleurs titres, tous albums et toutes décennies confondues. Les fanatiques des premiers albums de Marduk jusqu’au célèbre "Panzer Division" ont donc pu y trouver leur compte, autant que les inconditionnels des derniers albums plus "rock n’ roll" du groupe. En quelques mots, Marduk était pour moi l’outsider de ce festival. Le groupe a réussi avec aisance, a irradié le public d’une force venue d’ailleurs. J’en ai encore le cœur qui palpite quand j’essaie de vous décrire ce à quoi j’ai assisté.  En définitive, certainement le meilleur concert du festival et surtout un concert que je ne suis pas prête d’oublier.
 
TRIPTYKON (Doom/Gothic/Black metal, Suisse) : C’est avec le dernier groupe de Tom G. Warrior que nous ponctuons cette édition 2017 du Party San Festival. Les fans de Hellammer et de Celtic Frost sont nécessairement au rendez-vous, tous venus admirer leur idole venu nous présenter son actuel projet musical. Le concert démarre alors avec un son lourd, lent et puissant ; autant de caractéristiques propres au style doom metal dignement arboré par Triptykon, le tout sur fond d’influences black metal. Le public est séduit par cette prestation envoûtante et par la présence scénique très remarquée de ses protagonistes. Mention spéciale à la bassiste du groupe; Vanja Slajh, qui, en plus d’être talentueuse, est dotée d’un charisme incroyable. Tom G. Warrior, lui, ne perd rien de sa vigueur et de son humour (j’aime vraiment bien bonhomme moi !). Et on le remerciera par ailleurs de nous avoir offert en prime, quelques morceaux emblématiques de Celtic Frost.  
 
 
En définitive, je dirais que cette édition 2017 du Party San est incontestablement une réussite. Cet évènement incontournable en Allemagne existe depuis maintenant plus de vingt ans et force est de constater que c’est une machine bien rodée qui connaît la recette du succès. Le mauvais temps n’aura pas eu raison du festival qui a pu sortir son épingle du jeu en nous offrant une programmation de qualité et un son optimal rarement apprécié en festival. Encore une fois, le choix des groupes invités était tout à fait cohérent et extrêmement bien ciblé. Enfin, rien à redire sur l’organisation du festival, très bien ficelée à tous points de vue. Le Party San a désormais prêché une convaincue, alors j’espère bien vous y retrouver également l’année prochaine.  

© 2015 by Vanessa of La Légion Underground. Proudly created with Wix.com

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