Vanessa

14/05/2018

Seyminhol est un groupe lorrain qui nous offre des compositions mixant metal prog et sympho depuis environ 25 ans, passant dans ses thèmes des vikings aux héros shakespeariens avec un second album sorti sur ce sujet, "Ophelian fields", en février 2018 chez Lion Music.

Pour ce nouvel opus, ils se sont adjoint Tullius Heuer pour l’artwork, ainsi que trois chanteuses : Audrey Adornato (déjà en guest sur l’album précédent, "The Wayward son"), Melissa Bonny et Marion-Lamita Peubey.

Le groupe, malgré les nombreux changements de line-up (dont ici un nouveau bassiste), n’en reste pas moins très prolifique car c’est leur 8ème opus et 5ème album. On reste donc cette fois encore avec la pièce "Hamlet", mais qui s’attarde cette fois précisément sur le personnage d’Ophélie.

 

Seyminhol passera outre dans ce nouvel album les "étiquettes" musicales collées, mixant ici une ambiance parfois gothique ou plus lyrique, aux riffs axés thrash ou heavy selon le morceau, on peut vraiment dire qu’ils peuvent toucher ici un panel très large. "Ophelian fields" est chargé d’émotions qui passent tant par le chant de Kevin que par les parties instrumentales. L’album fait 35 min qui passent à grande vitesse tant une fois mis en route le skeud nous entraîne dans son sillage.

 

L’intro éthérée nous plonge dans une quasi intimité, marqué par la simple présence d’une guitare sèche et des vocaux, on ne se méfie pas donc des riffs qui vont nous arriver avec le premier véritable morceau, "Act II, scene 2 : My soul’s idol", sans aucune transition entre les deux. Les variations rythmiques sont nombreuses au sein de cette compo, insufflant différentes ambiances parfaitement alternées.

 

L’ "Interlude : Nymph" fait déjà un break mais cela sera le seul, assez épuré. Puis "Act III, scene 1 : Hidden desire" nous offre des riffs thrash (avec en ajout un solo très heavy en milieu de titre) qui contrastent avec ce que l’on a pu écouter précédemment, l’alliance avec le chant envolé est très original, les arrangements donnent un troisième contraste.

 

"Act III, scene 2 : Behind the mask", qui a bénéficié de son clip réalisé par Christian Brémont, très réussi, revient à un côté plus prog/heavy habituel.

 

Puis revient le côté thrash sur "Act IV, scene V : Her majesty of flowers", la batterie mitraille par moment avant de reprendre le mid-tempo. Le chant passe du lyrique à l’éthéré en passant quelques instants par le "burtonien" sur la fin.

 

Retour au prog avec « Part 1 : The devil takes thy soul » qui nous offre également une face plus sombre, torturée, bien évoquée par le chant. La guitare se fait aussi par moments un peu plus pesante, la basse est plus présente.

 

"Part 2 : Crown of thorns" s’ouvre de façon assez groovy avant de se montrer le plus théâtral de tous, encore un chant un peu "burtonien" au début, mené plus tard par de nombreuses parties lyriques, concluant magistralement cette compo.

 

"Part 3 : After" est l’un des morceaux courts, marquant la fin sans fioritures avant de conclure par l’outro "River lamentations", très émouvant.

 

"Ophelian fields" n’est absolument pas linéaire, Seyminhol nous montre son panel sonore qui ne saurait le réduite à une case et ne séduire qu’une partie du public, l’album est chargé d’émotions et de qualité. La barre a été mise haute et on se demande ce qui nous attendra sur un futur album…

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