1/ Salut les gars ! Pourriez-vous commencer par vous présenter ?

Fabrice : Ok, il y donc Etienne Hetzel au chant et à la guitare, Erwann Loezic à la batterie et moi-même Fabrice à la basse électrique. Ce line up se compose ainsi depuis 2012. Le groupe ayant été formé à Dijon en 2003, autant te dire qu'il y a eu pas mal de mouvement de personnel (rires).

 

2 / Votre nouvel album "Childhood of Evil" est sorti le 26 novembre 2016. Pourriez-vous nous en parler ? Quels sont les thèmes abordés ?

Étienne : Il s’agit de notre deuxième album. Son prédécesseur, "Devil Eats My Parts", nous ayant laissé un arrière-goût d’inachevé, nous nous sommes fixés comme leitmotiv avant l’enregistrement de "Childhood Of Evil" de sortir l’album dont nous aurions rêvé quand nous étions adolescents.

Fabrice : Cet album a été enregistré puis mixé entre la fin de l'été 2015 et le début de l'hiver 2016, à Lyon chez Étienne pour les prises basses et guitares, et à Dijon dans notre local pour les prises batteries et chants... Il se compose de 7 titres, évoquant diverses choses, principalement une réaction au monde qui nous entoure, ce qui nous étonne, ce qui nous révolte aussi, mais une chose est sûre , rien de bien positif à tout cela, un peu comme ce sentiment que l'humanité court à sa perte, bref un programme de réjouissances particulièrement alléchant...

           

3/ A cette même date, vous étiez en concert avec My Doppelgänger et Misanthrope chez Paulette. Alors, comment ça s’est passé ?

Particulièrement bien, cela s'est passé comme un bon concert doit se passer : de la musique, du stress, de l’adrénaline, de belles rencontres et du partage autour de sonorités qui nous touchent. Seule ombre au tableau, l'affluence assez faible pour un concert de cette envergure, mais qu'importe, nous avons pris beaucoup de plaisir à le faire !

 

4/ Cet album est sorti chez Music-Records. Comment s’est porté votre choix ?

Fabrice : Je laisse Étienne répondre à cette question …

Étienne : Comment dire sans rapidement être insultant ? De nos jours, si tu veux sortir de ton studio de répétitions, il faut que tu passes plus de temps à faire de la promo qu’à pratiquer ton instrument. Nous sommes totalement dépassés par cet aspect là. Nous n’aimons pas spécialement ça déjà, et en plus nous sommes très mauvais. Sans dec', parler de notre musique en essayant de t’expliquer en quoi on fait mieux que tout le monde… Quelle hypocrisie, quelle masturbation égocentrique, quelle fumisterie ! Le seul argument valable c’est "prends quelques minutes et écoute. Si ça te plaît, écoute en plus, si ça ne te plaît pas, vas écouter quelque chose qui te plaît !"

En parallèle de tout ça, il y avait notre ambition pour "Childhood Of Evil"… Face à notre incapacité à le promouvoir, il fallait nous rendre à l’évidence : le soutien sans faille d’un label convaincu par notre musique serait indispensable. C’est à ce stade de notre réflexion que nous avons rencontré presque par hasard Valentin – le boss de M.U.S.I.C – et ça a collé immédiatement. Quelques mois à peine après nos premiers contacts, nous signions chez eux et sortions "Childhood Of Evil" dans les conditions exactes que nous souhaitions.

Bref, ce choix est avant tout un sacré coup de pot ou bien une superbe opportunité que nous avons saisie – question de point de vue.

5/ "Childhood of Evil" est globalement bien accueilli par la presse. Quel est, avec le recul, votre ressenti sur cet album ?

Fabrice : Une certaine fierté, cela va sans dire (rires). En ce qui me concerne, quand je l’écoute, je parviens à faire abstraction du fait que je l'ai écrit en partie, comme si j'écoutais un disque de n'importe quel autre groupe dont je suis fan, et j'y retrouve des éléments le constituant qui me plaisent... C'est comme quand tu écoutes un disque que tu adores et que tu fantasmes d'en être à l’origine, de l'avoir enregistré, de le jouer sur scène (le genre de choses qui m'arrive lorsque j'écoute "Blackwater Park" d'Opeth ou "Heartwork" de Carcass par exemple...), sauf que là, j'y ai vraiment contribué !!! Quelque part, on a écrit la musique que l'on a envie d'entendre, et c'est plutôt satisfaisant.

6/  Comment se déroule le processus de composition au sein du groupe ? Quels sont vos thèmes de prédilection ?

Fabrice : Étienne et moi-même travaillons chacun de notre côté et soumettons nos idées au reste du groupe. Je tiens à préciser qu'il s’agit souvent de morceaux complets que l'on peut ensuite prendre tels quels ou restructurer en répétition, voire le exploser complètement, leur rajouter des riffs, saisir l'instant, tout cela est variable...

Étienne : On en arrive souvent au stade où on ne sait plus vraiment qui a écrit quoi dans une chanson. A dire vrai, on s'en cogne un peu beaucoup.

Fabrice : Le seul truc que tu peux retenir, c'est qu'il y a deux mecs avec leur instru qui compilent des morceaux et des idées sur leur PC. Certaines ne verront jamais le jour car un morceau estampillé VOW doit plaire à l'ensemble des membres du groupe.

Étienne : Tiens c'est marrant, je ne l'aurais pas dit comme ça. J'aurais juste dit que finalement, le plus dur n'était pas de composer des morceaux mais d'en faire quelque chose.

 

7/ Quelles sont vos principales influences ?

Fabrice : En vrac, on peut citer Opeth, Immortal , Celtic Frost, Metallica, Black Sabbath, Death, Entombed, Sepultura, Carcass, un peu de Classique, du Jazz (Miles Davis, John Coltrane, Avishai Cohen...), du Blues ( Stevie Ray Vaughan, Gary Moore...) ,etc...

Étienne : … Pink Floyd, le vin, les putes.

 

8/ Qui est à l’origine de votre artwork ?

Fabrice : Océane Beci, qui n'est autre que la compagne de notre guitariste.

Étienne : En tant qu'artiste, elle a un imaginaire et une capacité à le projeter dans le monde réel extraordinaires.

 

9/ Quelle est votre actualité et quels sont vos projets ?

Étienne : Nous préparons pas mal de dates en ce moment. Le live est une part essentielle de ce qu’est Voice Of Winter. Nous essayons réellement de projeter l’énergie propre à chaque chanson dans un show dynamique, violent, grandiose… Toutes prétentions mises à part, bien sûr. C’est vraiment un aspect sur lequel nous essayons de nous améliorer encore et toujours. Par exemple, sur nos dernières dates, nous nous sommes rendu compte que laisser le travail des lumières sous les mains de quelqu’un ne connaissant que peu ou prou notre set est très décevant et nous travaillons par améliorer ce point, pour intensifier l’expérience d’un concert de Voice Of Winter.

Fabrice : Et entre chaque concert, on s'attelle à l'écriture de nouveaux morceaux. Nous ne forçons rien et prenons les idées comme elles viennent.

 

10/ Merci à vous d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. Je vous laisse conclure…

Étienne : Merci à toi pour ton soutien depuis quelques mois déjà. Tu fais partie de nos bonnes rencontres musicales. Et merci à ceux de tes lecteurs qui nous auront lu jusqu'au bout.

Fabrice : Merci à toi et à l'intérêt que tu nous as porté.

Facebook: https://www.facebook.com/vow.page/

Site : http://www.voiceofwinter.com/

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